Tout mais pas Beyrouth : le Quai d’Orsay prime quatre ans de vie au Liban

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Tout mais pas Beyrouth : le Quai d’Orsay prime quatre ans de vie au Liban
  • Tout mais pas Beyrouth, de Mathieu Diez et Jibé, remporte la première édition du Prix BD de la Fabrique de la Diplomatie.
  • Le roman graphique est directement nourri des quatre années passées par Mathieu Diez au Liban à partir de 2021.
  • Le scénariste était alors attaché pour le livre et le débat d’idées à l’Institut français du Liban, rattaché à l’ambassade de France.
  • Le récit associe vie familiale, action culturelle et crises traversées par le pays jusqu’à la guerre d’octobre 2024.

Tout mais pas Beyrouth vient de remporter la première édition du Prix BD de la Fabrique de la Diplomatie. Publié le 5 mars 2026 chez Delcourt, le roman graphique de Mathieu Diez et Jibé s’appuie sur une expérience directement liée au sujet de la récompense : quatre années vécues au Liban alors que son scénariste travaillait au sein du réseau culturel français.

Le livre suit cette période depuis l’installation de Mathieu Diez et de sa famille à Beyrouth en 2021. À son quotidien s’ajoutent son activité professionnelle et les crises successives qui marquent le pays, jusqu’à la guerre d’octobre 2024.

Le premier Prix BD de la Fabrique de la Diplomatie

Mathieu Diez et Jibé deviennent les premiers lauréats du Prix BD de la Fabrique de la Diplomatie. La récompense leur a été remise par Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, dans le cadre de l’édition 2026 de l’événement organisé par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

Une mention spéciale du jury a également été attribuée à Guérillero, de Maria Isabel Ospina et Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, publié chez Dargaud. Parmi les autres finalistes figuraient L’Oiseau de Tazmamart, Diplomatie clandestine et L’Appel des bouts du monde.

Le parcours des lauréats doit se prolonger hors de France : l’Académie diplomatique et consulaire annonce qu’ils seront invités à présenter leur travail dans un Institut français à l’étranger.

De l’Institut français du Liban à la bande dessinée

Le lien entre Tout mais pas Beyrouth et la diplomatie se trouve d’abord dans le parcours de Mathieu Diez. Entre 2021 et 2025, il est attaché pour le livre et le débat d’idées à l’Institut français du Liban, rattaché à l’ambassade de France.

Cette fonction place le livre et les échanges culturels au cœur de ses années beyrouthines. L’album en conserve la trace en faisant coexister son travail, sa vie de famille et la situation du pays. Delcourt présente ainsi l’ouvrage comme un récit situé entre carnet de voyage et chronique.

À son arrivée, le Liban est déjà confronté à une grave crise économique et aux conséquences de l’explosion du port de Beyrouth du 4 août 2020. Les quatre années racontées traversent ensuite une période durant laquelle les conditions de vie et le contexte politique continuent d’évoluer.

Un récit construit pendant plusieurs crises libanaises

Le livre ne repose pas sur un séjour reconstitué après coup. Mathieu Diez raconte une période vécue sur place avec sa famille tandis qu’il exerce ses fonctions à Beyrouth. L’activité culturelle française apparaît donc dans le même temps que les bouleversements du quotidien.

Cette chronologie conduit jusqu’en octobre 2024. Le récit couvre ainsi plusieurs années de l’histoire récente du Liban sans séparer la situation du pays de l’expérience professionnelle et personnelle de son auteur.

Le prix distingue désormais ce roman graphique dans un cadre consacré à la diplomatie et aux relations internationales, six mois après sa publication française dans la collection Encrages de Delcourt. Mathieu Diez en signe le scénario, tandis que Jibé, pseudonyme de Jean-Baptiste Pollien, assure l’illustration et les couleurs.

Sources principales

Crédit image : Judith Litvine/MEAE.

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