Auteur :
Pierre-Clément Cazon
Directeur de la publication.
Le salon du livre de Gribouillis a fermé ses portes dimanche 13 septembre au Garage Moderne, mais une partie importante de la sixième édition reste accessible à Bordeaux. Du 18 au 20 septembre 2026, plusieurs expositions du festival sont intégrées au programme des Journées européennes du patrimoine, avant de se poursuivre pour certaines jusqu’en octobre.
Le format change donc après les trois journées consacrées au salon, aux rencontres et aux dédicaces. Le parcours relie désormais l’Espace Saint-Rémi, la bibliothèque Mériadeck, la galerie BAG, la librairie associative Disparate et les grilles du Jardin public.
Du vendredi 18 au dimanche 20 septembre, l’Espace Saint-Rémi accueille le public de 10 h à 19 h dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. L’accès au parcours Gribouillis est annoncé gratuit.
Six cartes de la famille Gribouillis servent de fil conducteur entre les expositions. Elles peuvent être collectionnées gratuitement en répondant à une question au fil du parcours, qui s’étend de Saint-Rémi à Mériadeck, en passant par la galerie BAG, Disparate et le Jardin public.
Ces trois journées interviennent après la fermeture du salon, mais au milieu du calendrier des expositions : la programmation 2026 en compte dix, installées sur des périodes différentes entre août et octobre.
À la bibliothèque Mériadeck, Gribouillis consacre une rétrospective à Michel Rabagliati, auteur québécois de la série Paul. Le festival annonce plus de 200 originaux et présente cette exposition comme la première grande rétrospective française consacrée à son travail.
Elle accompagne également l’arrivée en France de Y a d’la joie, paru le 4 septembre 2026 aux éditions La Pastèque. L’exposition reste ouverte jusqu’au 25 octobre, ce qui en fait la proposition la plus longue du programme Gribouillis 2026.
À l’Espace Saint-Rémi, Emmanuel Lantam développe l’univers de Marly ou la neige en été, publié en janvier 2026 aux éditions Réalistes. L’exposition ne présente pas uniquement des éléments préparatoires de la bande dessinée : le festival annonce des croquis, des carnets ainsi que des créations inédites comprenant sculptures, jeux vidéo et courts métrages d’animation.
Fanny Dreyer et Valfret sont également présents à Saint-Rémi. Leur travail se prolonge sur les grilles du Jardin public avec Gribouillis des Montagnes, issu de leur résidence de création menée en vallée d’Ossau, dans les Pyrénées-Atlantiques. Cette exposition extérieure est installée à Bordeaux jusqu’au 30 septembre.
Une autre exposition accompagne Les Oliviers du Négus, bande dessinée de David Prudhomme et Laurent Gaudé parue le 2 septembre chez Actes Sud dans la collection Virages graphiques. Gribouillis y présente des dessins, recherches et planches originales réalisés pour cette œuvre à quatre mains.
La programmation comprend également le travail de Fanny Millard autour du livre et de l’espace. Erik Svetoft est exposé à la galerie BAG avec des planches originales, illustrations, figurines, carnets et croquis, tandis que la librairie Disparate accueille Melhia Martin, autrice de L’été avec Olivia, paru en mars chez Biscoto.
Le calendrier ne s’arrête pas avec les Journées du patrimoine. Les expositions consacrées à Emmanuel Lantam, Fanny Dreyer, Valfret, Fanny Millard ainsi qu’à David Prudhomme et Laurent Gaudé sont annoncées jusqu’au 30 septembre. Gribouillis des Montagnes reste également visible au Jardin public jusqu’à cette date.
Melhia Martin est programmée chez Disparate jusqu’au 3 octobre, puis Erik Svetoft à la galerie BAG jusqu’au 17 octobre. La rétrospective Michel Rabagliati à la bibliothèque Mériadeck clôt ce calendrier le 25 octobre.
Crédit image : Emmanuel Lantam et Studio Helmo.